
Correspondance de René Bagalwa
Dans un contexte de tensions croissantes avec le Mouvement du 23 mars (M23), le Tribunal militaire de garnison de Butembo a prononcé, vendredi, des peines sévères à l’encontre de 55 militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces derniers ont été condamnés à la peine capitale pour divers actes d’indiscipline.
Rigueur face à l’indiscipline
« La discipline, c’est la mère des armées, donc pas de l’indiscipline », a déclaré le major Georges Nkuwa, auditeur de l’auditorat garnison de Butembo cité par des médias locaux, soulignant la fermeté des autorités militaires face aux comportements jugés inacceptables en temps de conflit.
Motifs des condamnations
Les militaires ont été reconnus coupables de plusieurs infractions, notamment :
-Pillages
-Violation des consignes
-Lâcheté face à l’ennemi
-Recel d’objets volés
-Fuite du front sans autorisation
Autres verdicts
Outre les 55 condamnations à mort, le tribunal a également prononcé les verdicts suivants :
-Un militaire condamné à 5 ans de servitude pénale.
-Six prévenus pour lesquels le tribunal s’est déclaré incompétent.
-Un militaire acquitté.
Civils et Wazalendo impliqués
Parmi les 63 prévenus traduits en justice, figuraient également :
-Deux femmes civiles accusées d’espionnage et de trahison.
-Deux membres du groupe Wazalendo, condamnés pour pillage.
Contexte de crise
Ces condamnations interviennent alors que les FARDC sont engagées dans des combats intenses contre le M23 dans la province du Nord-Kivu. Les autorités militaires entendent ainsi envoyer un message clair : l’indiscipline ne sera pas tolérée en cette période de crise.
Réaction de la population
Les réactions de la population locale face à ces condamnations sont mitigées. Si certains approuvent la fermeté de la justice militaire, d’autres s’inquiètent de la sévérité des peines prononcées.











Que dit le gouvernement congolais de tout ceu qui se passe