
L’Algérie et les États-Unis ont récemment entamé des discussions visant à renforcer leur coopération militaire, notamment dans le domaine de l’armement. C’est ce qu’a confirmé Sabri Boukadoum, ambassadeur algérien à Washington, lors d’une rencontre avec des journalistes.
Ces échanges s’inscrivent dans le cadre d’un mémorandum d’entente signé le 22 janvier 2025, qui établit un cadre juridique pour la collaboration en matière de défense. Selon le journal arabophone El Khabar qui cite Defence Scoop ayant repris les déclarations du diplomate algérien, les négociations pourraient aboutir à l’acquisition d’équipements militaires américains par l’Algérie.
Des opportunités sécuritaires et stratégiques
Selon les déclarations de Boukadoum, les discussions portent sur plusieurs aspects, dont l’échange de renseignements maritimes, la sécurisation du Sahel, ainsi que la lutte contre le terrorisme. Trois groupes de travail ont été mis en place afin de définir les prochaines étapes de cette coopération.
Jusqu’à présent, l’Algérie a principalement acquis des munitions, des avions de transport militaire et des équipements de communication auprès des États-Unis. Un éventuel élargissement des achats à des systèmes d’armes plus avancés marquerait une évolution stratégique significative. Jusqu’à quelle limite ? Pour Boukadoum, il n’y a aucune limite à cette expansion de la coopération militaire.

Une diversification des fournisseurs d’armes
L’intérêt de l’Algérie pour l’armement américain intervient dans un contexte de réalignement géopolitique. Traditionnellement dépendante de la Russie pour ses équipements militaires, Alger cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement.
À titre de comparaison, le Maroc, rival régional, a récemment acquis 24 hélicoptères Apache, des systèmes de défense aérienne et des lance-roquettes HIMARS auprès des États-Unis. L’Algérie pourrait ainsi chercher à équilibrer les rapports de force en explorant de nouvelles options d’équipement.
Des relations bilatérales en pleine évolution
Si cet intérêt pour l’armement américain se concrétise, il pourrait marquer une nouvelle étape dans les relations algéro-américaines. Boukadoum a souligné que cette coopération ne se limitait pas à la défense, mais inclut également des discussions économiques, notamment dans les secteurs des ressources minérales et énergétiques.
L’ampleur de ce rapprochement dépendra des négociations à venir et des choix stratégiques d’Alger, soucieuse de préserver son indépendance militaire tout en modernisant ses forces armées.










