
Par Agape Da Felicidade
Après une période de paralysie due à l’arrivée des rebelles du M23, la ville de Bukavu (Sud-Kivu) observe une reprise timide des activités socio-économiques. Samy Jean Takimbula, président ad intérim de la coordination provinciale de la société civile du Sud-Kivu, se félicite de cette reprise, notamment de la réouverture des établissements scolaires.
« Nous sommes satisfaits de constater que les autorités ont entendu nos demandes. Nous avions souligné l’importance de la reprise des activités, d’autant plus qu’il n’y a pas eu de bain de sang ici. Des communiqués ont été diffusés pour rassurer les services de sécurité et les encourager à reprendre leur travail quotidiennement », explique-t-il.
Il souligne cependant que la reprise reste timide, car « la peur du nouveau régime persiste ».
La réouverture des écoles est particulièrement saluée par la société civile, qui considère l’éducation des enfants comme cruciale pour l’avenir et la stabilité de la région. « Si nos enfants ne sont pas scolarisés, cela représente un défi majeur et pourrait mener à une autre forme de conflit, une guerre éducative. Le fait que les enfants soient à la maison présente d’autres dangers, car ils pourraient développer des comportements nuisibles. L’encadrement scolaire est essentiel pour les préparer à un avenir meilleur », affirme Samy Jean Takimbula.
La société civile appelle les nouvelles autorités à garantir la sécurité des élèves sur le chemin de l’école, car l’insécurité dissuade encore certains parents d’envoyer leurs enfants en classe.
Bukavu demeure sous le contrôle du M23, tandis que Kinshasa poursuit ses efforts pour rétablir son autorité sur l’ensemble du Kivu.











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