
Par Agape Da Felicidade
Un meeting populaire organisé par l’Alliance Fleuve Congo (AFC), branche politique du Mouvement du 23 mars (M23), a été la cible d’une attaque à la bombe ce jeudi 27 février 2025 à la place du 24 à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, alors que la ville est sous contrôle de ces rebelles.
Selon notre correspondant sur place, deux bombes ont été larguées sur la foule qui commençait déjà à quitter le lieu du meeting. Ce bombardement a fait un nombre important de victimes. Le bilan exact reste à déterminer, mais des sources locales font état de plusieurs morts et de nombreux blessés.
L’AFC/M23 qui attribue cet au régime de Kinshasa, condamne avec la plus grande fermeté cette attaque qu’elle qualifie de « crime contre l’humanité ». « Ces actes barbares visent à semer la terreur et à empêcher l’expression démocratique du peuple congolais », a déclaré un porte-parole du mouvement.
Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa (président du M23), Freddy Kaniki, Délion Kimbulungu et Benjamin Mbonimpa, organisateurs de ce meeting, sont tous sains et saufs, a précisé l’AFC/M23.
Tensions accrues dans l’est de la RDC
Cette attaque survient dans un contexte de tensions croissantes dans l’est de la République démocratique du Congo, où le M23 a repris les armes fin 2021. Les combats entre le M23 et les forces armées congolaises (FARDC) ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes.
La situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste très préoccupante. Les groupes armés continuent de semer la terreur parmi les populations civiles. La communauté internationale appelle à un renforcement de la présence de la MONUSCO et à une action concertée pour mettre fin à la violence.










