
Par Agape Da Felicidade
Une rumeur persistante, relayée par des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, a semé l’émoi à Kinshasa. Des militaires rwandais ou des éléments du M23 auraient été arrêtés aux abords du Palais du Peuple. Face à cette désinformation, l’armée congolaise a réagi avec fermeté.
Démenti catégorique de l’armée
Dans un communiqué de presse daté du 18 février 2025, le commandant de la 14ᵉ région militaire, le général-major Stasin Kizimu Mbuyu, a formellement démenti ces allégations. « Aucun élément de l’armée rwandaise ni du M23 n’a été arrêté à Kinshasa », a-t-il déclaré, appelant la population à ne pas céder à la panique et à la désinformation.
Appel au calme et à la vigilance
Le général-major Kizimu Mbuyu a tenu à rassurer les Kinois, affirmant que toutes les mesures sont prises pour assurer la sécurité de la ville. Il a toutefois exhorté les habitants à faire preuve de vigilance et à signaler toute présence suspecte aux forces de l’ordre.
Mise en garde contre la stigmatisation
L’officier a également mis en garde contre la stigmatisation, soulignant que voir des Rwandais partout pourrait servir les intérêts de l’ennemi. Il a appelé la population à faire confiance aux forces de défense et de sécurité, tout en restant vigilante.
Contexte de la rumeur
La rumeur a pris de l’ampleur après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des individus arrêtés et frappés par des éléments des FARDC. Certains internautes ont rapidement interprété ces images comme la preuve de l’infiltration de soldats rwandais ou de rebelles du M23 dans la capitale.
Précisions sur la vidéo
L’armée n’a pas précisé l’identité des personnes arrêtées dans la vidéo, mais a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait ni de Rwandais ni de membres du M23. Elle a appelé à la prudence quant à l’interprétation des images circulant sur les réseaux sociaux.
Appel à la responsabilité des médias et des internautes
Cet incident souligne l’importance de la vérification des informations, en particulier dans un contexte de tensions régionales. L’armée a appelé les médias et les internautes à faire preuve de responsabilité et à ne pas relayer de fausses informations susceptibles de semer la panique et de nuire à la sécurité publique.










